En 2011, on demande à Dana White, patron de l'UFC, quand les femmes combattront dans l'organisation. Sa réponse tient en un mot : « jamais ». Deux ans plus tard, en 2013, Ronda Rousey dispute le premier combat féminin de l'histoire de l'UFC. Depuis, les championnes se sont multipliées, dans toutes les disciplines et dans tous les pays, dont la France. Même le dirigeant du sport portait le cliché. La réalité l'a corrigé.
Autre idée reçue : parler de mental serait un aveu de faiblesse, et plus encore chez une femme. Là aussi, les faits disent l'inverse. Le champion du monde de Jiu-Jitsu Brésilien Mikey Musumeci parle ouvertement de sa dépression et de la pression, ressentie très tôt, de devenir « une version plus masculine de lui-même ». Rose Namajunas, double championne de l'UFC, milite pour la santé mentale après une enfance marquée par le harcèlement. Le mental n'est pas un sujet féminin : c'est un sujet humain, que les plus grands assument désormais publiquement.